Sureau

Le sureau noir est aussi beau que bon, ces fleurs aromatiques sont délicieuses en confits et ses fruits frais, acidulés, sont de vraies gourmandises.

Famille : Caprifoliacées

Parties utilisées : Ecorce, fleur, baie

Botanique : Arbrisseau de 2 à 5 m de haut, très répandu, le sureau noir est un ornement pour le jardin (malgré son odeur désagréable). Son feuillage caduc est composé de grandes feuilles dont les couleurs varient du vert foncé au pourpre en passant par le doré et le bronze. Ses fleurs parfumées, très petites sont groupées en ombelles et recouvrent l’arbuste d’un manteau blanc, crème, rosé voire abricot. Ses fruits sont des baies comestibles, regroupées en corymbes à port tombant, sortes d’ombrelles à l’envers. Elles sont noires, succulentes, avec un suc rougeâtre acidulé. Les oiseaux qui en raffolent assurent la dispersion des graines et donc la reproduction du sureau.

Habitat : Originaire d’Europe Centrale le sureau est présent aujourd’hui dans toutes les zones tempérées de l’Europe. Il est fréquent dans les haies, les jardins, les sous-bois.

Un peu d’histoire : Connu depuis la préhistoire comme fruit comestible pour nos ancêtres cueilleurs, pendant l’Antiquité, les baies noires du sureau étaient "la nourriture des dieux" pour les Romains et les Grecs. Plus tard, les civilisations celtes et germaniques en ont fait un remède anti-inflammatoire et diurétique. Au cours du Moyen Âge, le sureau a été entouré de mystère et, en fonction des croyances locales, était considéré comme bénéfique ou maléfique.

Utilisation : Les fruits sont mangés frais ou préparés en confiture, sirop, gelée (pour accompagner les plats de gibier et les fromages de chèvre). La tradition attribue aux fleurs de sureau noir des vertus diurétiques et anti-inflammatoires intéressantes en cas de rhumatismes. On en fait également du confit, sorte de gelée légère en sucre et à cuisson rapide, à l’arôme délicat et au goût délicieux.

L’info en + : Attention, seules les baies du sureau noir sont comestibles, ne pas les confondre avec celles du sureau hièble qui sont toxiques. Ces dernières se présentent sur des corymbes dressés, celles du sureau noir sur des corymbes tombant (ombrelles à l’envers). Si vous n’êtes pas sûrs de vous, renoncez à votre cueillette.